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Le Porte-parole de Laurent Gbagbo, Koné Katinan Justin, n’est pas content. Il n’apprécie PAS qu’une chaîne de télévision norvégienne, ait dit que Jacques Anoma est «le bras droit de Monsieur Laurent Gbagbo, lui aussi corrompu et qui est à la Cpi pour avoir commis des crimes contre l’Humanité ». Selon lui, le jeudi 28 mai 2015 à 22 h 30, et le 30 mai 2015 à 16h 40 mn, cette télévision a publié un élément relatif à la corruption présumée au niveau de la Fédération internationale de football (Fifa). « Dans cet élément filmé, la chaîne de télévision a désigné Monsieur Jacques Anoma, ancien président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) et ancien membre du Comité exécutif de la Fifa, comme faisant partie des corrompus de la fédération mondiale du football », a révélé Koné Katinan Justin dans une réaction envoyée, mardi 2 juin 2015, à la presse. Pour lui, le commentaire concernant Laurent Gbagbo « est faux en trois points : Jacques Anoma n’est pas le bras droit du président Laurent Gbagbo ; Laurent Gbagbo n’a jamais été corrompu ; Laurent Gbagbo n’est pas encore convaincu de crimes contre l’Humanité ». « Pour donner un signal fort quant à sa volonté de réconcilier les Ivoiriens, il nomma dans son gouvernement et à des postes clés de l’administration, plusieurs cadres des autres partis. La nomination de ces cadres à des postes stratégiques, répondait au souci du président Laurent Gbagbo de donner un gage de transparence dans la gestion des affaires publiques », a écrit Koné Katinan Justin. « Dans cette logique, pour la première fois en Côte d’Ivoire, ont été nommés à la tête des régies financières (Douane, Trésor Public, Impôts) par exemple, des cadres qui n’étaient proches ni politiquement ni familialement du président Laurent Gbagbo. L’ancien Directeur général du Trésor, monsieur Diby Charles est un militant déclaré du Pdci. Il est l’actuel ministre des Affaires étrangères du Gouvernement ivoirien, et gendre du président Konan Bedié. L’ancien Directeur général de la Douane, Monsieur Gnamien Konan a créé son propre parti. Il a même été candidat contre le président Laurent Gbagbo pendant les élections présidentielles de 2010. Il est actuellement ministre de l’Enseignement supérieur. L’ancien Directeur général des Impôts, monsieur Kessé Feh, est actuellement Conseiller spécial du Premier ministre du gouvernement ivoirien », a soutenu le ministre délégué au Budget du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo. « C’est dans cette même logique que monsieur Jacques Anoma a été nommé Directeur financier de la présidence de la République par le président Laurent Gbagbo. Monsieur Jacques Anoma n’est ni militant du Fpi, le parti du président Laurent Gbagbo ni un membre de sa famille ni un membre de son groupe ethnique, encore moins son ami. Donc affirmer que Monsieur Jacques Anoma est le « bras droit du Président Laurent Gbagbo », est un gros mensonge… », a craché M. Koné Katinan. Qui a soutenu mordicus que son leader n’est pas un corrompu. « En nommant des personnes qui lui sont étrangères pour gérer les finances de l’Etat, le président Laurent Gbagbo a fait preuve d’une transparence à nulle autre pareille dans la gestion des Affaires publiques. Cette approche volontariste de transparence tranche avec toute idée de corruption. Pendant tout le temps de sa présidence, le président Laurent Gbagbo s’est montré intolérant avec les cas de corruption qui ont été portés à sa connaissance. Beaucoup de ses proches sont allés en prison pour répondre des actes de corruption qu’ils avaient posés. L’on se rappelle des poursuites engagées dans la filière café-cacao, lesquelles poursuites s’étaient soldées par l’arrestation et l’emprisonnement de nombreux cadres de son parti dont l’implication dans les malversations financières au niveau de ce secteur était avérée », a-t-il rappelé. A le lire, « la Cpi elle-même a remué ciel et terre à la recherche des traces de corruption du président Laurent Gbagbo, à travers d’éventuels comptes bancaires qu’il pourrait détenir à l’étranger. Elle n’en a trouvé aucune trace. Elle a fini par se résoudre à reconnaître l’état d’indulgence du président Laurent Gbagbo ».

« Le président Laurent Gbagbo est certes poursuivi par la Cpi pour crimes contre l’Humanité, mais aucun jugement devenu définitif n’a établi son implication dans la commission de tels crimes. Comme tous les citoyens du monde, le président Laurent Gbagbo bénéficie de la présomption d’innocence. En tout état de cause, un doute épais entoure les poursuites contre le président Laurent Gbagbo. Lequel doute s’amplifie par la manière dont la Cpi administre le dossier ivoirien. Deux éléments importants sont à souligner à ce sujet : le doute qui entoure le dernier jugement de la chambre préliminaire I de la Cpi, qui a envoyé le Président Laurent Gbagbo en procès ;l’acharnement judiciaire de cette Cour contre les seuls proches du président Laurent Gbagbo », a signifié Koné Katinan Justin.

Hervé KPODION

Source: Soir Info 6198 du mercredi 3 juin 2015