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Africa Diligence | Dotée de nombreuses potentialités en ressources naturelles, la Centrafrique attire les investisseurs. En dépit d’un contexte politique difficile, le gouvernement met en œuvre des mesures permettant d’améliorer le climat des affaires, en vue de redonner confiance au secteur privé. La Centrafrique se donne aux entrepreneurs conquérants.

Un assainissement progressif du climat des affaires

Dans le but d’améliorer le climat des affaires et de simplifier les formalités de création et de dissolution des entreprises, le gouvernement centrafricain a créé en 2008 un système de Guichet unique de formalités des entreprises (GUFE). Depuis la mise en place de cet organisme, les procédures de création des entreprises en Centrafrique ont été simplifiées. La création d’une entreprise, qui nécessitait une démarche de trois mois en 2007 a été réduite à sept jours en 2008. Ces délais ont été ramenés à deux jours depuis 2013. L’enregistrement d’une société et la publication de la création se font désormais en deux jours. Les formalités à remplir ont également été réduites à 2 au lieu de 8 en 2007.

Les coûts ont aussi été revus à la baisse. Les droits d’enregistrement des sociétés sont passés de 150 000 FCFA à 70 000 FCFA. La publication de l’avis de création d’une entreprise ne donne plus lieu à la perception d’une taxe. La simplification des procédures a suscité l’engouement des entrepreneurs. Le nombre d’entreprises créées dans le pays est en croissance exponentielle. La moyenne mensuelle de création des entreprises est passée de 60 en 2007 à 150 en 2009. Le GUFE a enregistré la création de 2 554 entreprises entre 2008 et 2011. Étant donné que le développement du secteur privé est devenu l’un de ses axes prioritaires, le gouvernement centrafricain continue dans la même lancée pour rendre le climat des affaires davantage attractif.

Deux étapes pour créer son entreprise en Centrafrique :

  1. Établir les statuts de la société auprès du notaire
  2. S’enregistrer auprès de la chambre de commerce et établir la fiche statistique.

Une charte des investissements aguichante

La charte des investissements prévoit des avantages fiscaux et des mesures incitatives à l’endroit des sociétés nouvellement créées et des investisseurs étrangers. En effet, toute personne physique ou morale peut entreprendre et exercer une activité économique en Centrafrique, ce qu’elle que soit sa nationalité ou son lieu de résidence. À ce titre, aucune discrimination ne peut avoir lieu entre les investisseurs de nationalité centrafricaine et ceux des nationalités étrangères. En Centrafrique, nulle expropriation, nationalisation ou réquisition d’une entreprise légalement établie ne peut avoir lieu sans que l’État n’ait fourni au préalable la raison à l’entreprise et sans une indemnisation juste et équitable.

L’État centrafricain garantit à tout investisseur non résident dans le pays le droit de transférer librement les revenus de toute nature provenant des capitaux investis. Il garantit en outre la liberté de transférer hors du territoire national les fonds correspondants à des paiements pour les fournitures et les prestations exécutées, notamment sous forme de redevances ou de rémunérations. Ces différentes mesures prises par le gouvernement font de la Centrafrique un pays attrayant.

De nombreuses richesses à exploiter

La Centrafrique est dotée de vastes terres cultivables et d’abondantes ressources naturelles. Le sous-sol centrafricain est l’un des plus riches au monde mais demeure inexploité. Le pays offre de nombreuses opportunités dans divers secteurs : minier, forestier, agricole. Les secteurs du bois et des diamants attirent le plus d’IDE.

Le sous-sol regorge de minerais tels que le diamant, l’or, le nickel et le cuivre. Le pays compte également des gisements d’uranium, de fer, de lignite et des puits de pétrole. Sans oublier les richesses forestières diversifiées dont il dispose. La production de ces richesses est encore artisanale. Leur exploitation représente, pour les investisseurs, de réelles opportunités d’investissement.

Le pays dispose en outre des ressources naturelles favorables au développement et à l’intensification de l’agriculture et de l’élevage, d’importantes possibilités encore inexploitées. Sur une superficie totale de terres de pâturages et de parcours estimées à 16 millions d’hectares, seulement 9 millions d’hectares sont exploités.

Jeanne Ekassi (Avec Knowdys Database, PEA et Droit Afrique)