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Ivoiriennes, Ivoiriens, mes chers Compatriotes,
Chers Amis de la Côte d’Ivoire,

Nous voici au seuil de 2014, une nouvelle année pleine d’espoir. C’est un moment privilégié pour moi de m’adresser à chacune et à chacun de vous. Cette année, je le fais le cœur plus léger.
En effet, notre économie connaît une forte reprise. Tous les indicateurs le traduisent éloquemment et placent notre pays parmi les dix premières nations en croissance dans le monde. Cette performance est reconnue par tous nos partenaires, notamment les grandes institutions internationales. Les résultats sont visibles de tous en matière de réhabilitation et de construction de nos infrastructures économiques et sociales. On le constate dans les secteurs des routes, de l’eau, de l’électricité, de l’éducation et de la santé. Toute la Côte d’Ivoire se modernise.
Les infrastructures en cours de réalisation sont à la hauteur de notre ambition de doter notre Pays de ce qui fait la force de tout Etat moderne, à savoir des routes, des autoroutes, des ponts, des ports et aéroports modernes. Nous pouvons citer en exemple, l’autoroute Abidjan-Yamoussoukro, le Pont Henri Konan-Bédié, les échangeurs de la Riviéra 2 et de Marcory, l’autoroute Abidjan-Bassam, les ponts de Jacqueville, Bouaflé et Beoumi. Bientôt nous réaliserons les travaux de réhabilitation et d’élargissement du boulevard lagunaire ainsi que les travaux d’extension et de modernisation du Port Autonome d’Abidjan.
L’année 2014 verra la fin de la pénurie d’eau potable à Abidjan, grâce notamment aux travaux d’approvisionnement à partir de Bonoua. De même, près de 100% de la population ivoirienne aura accès aux services de télécommunication, grâce à l’utilisation d’une nouvelle technologie.
Chacun a pu noter également l’attention portée aux logements sociaux. L’engouement que suscite cette opération est la preuve de son opportunité. Nous allons poursuivre cette politique d’accession à la propriété pour les ménages à faible revenu et à revenu intermédiaire. Ainsi, dans quelques années, l’épineux problème du logement connaîtra une forte atténuation, à Abidjan et dans les villes de l’intérieur.

Mes Chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,
Je sais qu’il y a encore, et à juste raison, certaines impatiences. Je les comprends, mais je peux vous assurer que nous sommes sur la bonne voie, celle qui mène vers la prospérité. Nous avons d’importantes réformes à achever pour faire sentir les effets de nos performances économiques sur votre quotidien. C’est le cas de la lutte contre la vie chère. Oui, la vie est chère et nombreux sont nos compatriotes qui éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts, surtout après plus d’une décennie de crise. Le gouvernement fait donc de la lutte contre la vie chère une priorité.
Nous prenons cette question à bras- le-corps. C’est pourquoi, j’ai demandé au gouvernement de renforcer la concertation avec tous les acteurs, afin que des réponses concrètes soient apportées en 2014 à la situation des prix.
Nos excellents résultats économiques doivent se traduire nécessairement par une amélioration des revenus et un effort en faveur des plus démunis. C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’augmenter de manière substantielle le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) qui est passé de 36.607 francs CFA à 60.000 francs CFA. Comme vous le savez, les salaires des fonctionnaires étaient bloqués depuis 1988, soit un quart de siècle. Le Gouvernement a donc décidé de la revalorisation des salaires et du déblocage des avancements des fonctionnaires dès janvier 2014, avec étalement des effets financiers sur cinq ans.
Ainsi, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’avec ces mesures, chaque fonctionnaire verra son salaire augmenter régulièrement, améliorant ainsi son pouvoir d’achat. Avec le déblocage et les revalorisations effectuées, c’est une augmentation des salaires des fonctionnaires de 137 milliards et 700 millions de FCFA qui aura été consentie pour 2013 et 2014.
Par ailleurs, l’Etat a maintenu cette année encore, en dépit des aléas du marché international, un prix rémunérateur du Cacao, du Café et du Coton afin de garantir à nos parents paysans une amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie.
Dans le même élan, après avoir lancé en 2013 les bases d’une restructuration de notre système sanitaire, nous avons décidé de la mise en place de la couverture maladie universelle dans le courant de l’année 2014. La CMU permettra ainsi à tous les ivoiriens d’avoir un meilleur accès aux soins de santé.

Mes Chers Compatriotes
Notre pays change. Notre pays progresse. Notre pays se transforme.
Les visites d’Etat que nous avons commencées sont autant d’occasions pour donner l’impulsion nécessaire à la création de pôles économiques régionaux. Elles se poursuivront en 2014 et les années suivantes. En effet, elles offrent de grandes opportunités en plus des mesures incitatives contenues dans notre code des investissements. J’invite donc les investisseurs nationaux et étrangers à s’impliquer davantage dans les programmes régionaux de développement.
Par ailleurs, le Forum « Investir en Côte d’Ivoire », qui se tiendra à la fin du mois de janvier 2014 est une plateforme qui leur est destinée.

Mes Chers Compatriotes, chers frères, chères sœurs,
L’emploi, particulièrement l’emploi des jeunes, demeure également une priorité ; un réel sujet de préoccupation.
Le rythme actuel de création d’emplois ira encore plus vite avec notamment les mesures nouvelles prévues pour l’année prochaine. Malgré les difficultés rencontrées, l’objectif de création de un million d’emplois sur cinq ans est toujours à notre portée.
Nous envisageons également d’accroître l’accès au microcrédit pour les projets des jeunes et d’augmenter les allocations du Fonds d’Appuis aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) pour les femmes.
Ces mesures offriront une véritable bouffée d’oxygène, à côté de l’agriculture, qui demeure le principal secteur pourvoyeur d’emplois. Je voudrais à nouveau rendre hommage à nos parents paysans, qui font preuve d’une grande ardeur au travail, ce qui a permis l’accroissement des produits vivriers ainsi que ceux d’exportation.

Mes chers Compatriotes,
La forte amélioration de notre indice de sécurité, qui est passé de 3,8 à 1,3 en un an, montre que la sécurité de nos concitoyens est mieux assurée partout dans le pays. Le retour de toutes les organisations internationales dans notre pays, notamment la BAD dans les prochains mois, en est un témoignage éloquent. Les différentes opérations menées par nos forces de défense et de sécurité ont largement contribué à maîtriser le phénomène des coupeurs de routes, même si cela demeure une préoccupation des populations. Nous sommes déterminés à éradiquer ce fléau. Je voudrais renouveler ici mes félicitations à nos forces de défense et de sécurité pour leur engagement. L’année 2014 sera marquée par la mise en œuvre de la réforme de notre secteur de la sécurité et la consolidation de nos capacités sécuritaires. Elle verra également l’intensification de la lutte contre la corruption et le racket.

Mes Chers Compatriotes,
En tant qu’héritier du Président Félix Houphouët-Boigny, dont nous venons de commémorer le 20ème anniversaire du décès, je sais, comme vous, que la condition essentielle pour atteindre nos objectifs est la préservation d’un climat de paix, préalable indispensable à tout développement. Nous allons donc poursuivre inlassablement nos efforts dans le sens de la réconciliation et de la cohésion nationale. Je me suis personnellement engagé dans ce domaine. Cela s’est traduit par des mesures de décrispation unanimement saluées. Dans ma volonté de rassembler toutes les filles et tous les fils de notre pays, j’ai instruit le gouvernement de poursuivre le dialogue avec l’Opposition.
Je viens également de demander au Garde des Sceaux, que la justice examine à nouveau une mesure de mise en liberté provisoire de certains détenus de la crise postélectorale.
La porte reste donc ouverte à tous, à nos frères et sœurs des partis d’opposition. Je les exhorte à participer pleinement à un débat démocratique civilisé et apaisé, respectueux de l’Etat et des Institutions. Nous devons tourner résolument le dos aux comportements qui peuvent fragiliser le climat de paix et la cohésion nationale. J’ai confiance en la volonté de la grande majorité des ivoiriens à favoriser la paix et la quiétude dans notre pays.
Par ailleurs, nous allons poursuivre et intensifier la politique de retour volontaire des Ivoiriens réfugiés à l’extérieur, avec l’appui inestimable du HCR et des pays concernés.
Mes chers compatriotes
Durant l’année qui s’achève, la Côte d’Ivoire a retrouvé sa place dans le concert des Nations. Nous continuerons d’approfondir nos relations de bon voisinage et de renforcer nos liens avec les autres pays. La confiance retrouvée en notre pays, a ouvert la voie à d’importantes et nombreuses visites, en Côte d’Ivoire de Souverains, de Chefs d’Etat et de Gouvernement, ainsi que de hautes personnalités en 2013. Cette dynamique va se poursuivre en 2014 avec l’arrivée attendue d’autres éminents Chefs d’Etats et de Gouvernements.

Mes Chers Compatriotes, chers frères, chères sœurs,
Comme vous, j’ai foi en l’avenir radieux de notre chère Cote d’Ivoire qui mérite plus que jamais son nom de « terre d’espérance”. Ensemble, nous allons poursuivre notre route vers l’émergence. Je sais pouvoir compter sur vous tous. Oui, notre pays deviendra émergent en améliorant le quotidien de chaque ivoirien. Ce n’est pas une simple envie mais une volonté et cela, grâce à notre détermination au travail et à une prise de conscience collective de notre responsabilité commune. En définitive, il faut bâtir une Côte d’Ivoire nouvelle et un ivoirien nouveau dans « l’union, la discipline et le travail ».
Cet Ivoirien nouveau devra s’approprier les valeurs du travail et prendre conscience de son rôle dans notre société. Ensemble, nous y parviendrons.
Je sais que nous sommes capables de donner le meilleur de nous-mêmes pour notre chère patrie.

Mes chers compatriotes, chers amis de la Côte d’Ivoire,
Je vous souhaite à vous-même, à vos familles ainsi qu’à vos proches, une très bonne et heureuse année 2014!
Je forme le vœu d’une paix consolidée en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde.
Bonne Fête à tous.
Vive la République.
Vive la Côte d’Ivoire

abidjan-lumiere

Ouattara évoque une mise en liberté provisoire pour des pro-Gbagbo

 AFP ABIDJAN – Le chef d’État de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, a évoqué mardi “une mise en liberté provisoire” de certains détenus de la crise postélectorale, et promis d’accélérer le retour des Ivoiriens réfugiés à l’étranger.

Dans un discours radiotélévisé de voeux pour le Nouvel An, M. Ouattara, a déclaré qu’il avait “demandé au Garde des sceaux que la justice examine à nouveau, une mesure de mise en liberté provisoire de certains détenus de la crise postélectorale” de décembre 2010 à avril 2011 pour la consolidation et de la cohésion nationale”.

Début août, la justice a accordé la liberté provisoire au Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président Laurent Gbagbo, à Pascal Affi N’Guessan, ex-patron de l’ancien parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), et à Justin Koua, responsable de la jeunesse du FPI, ainsi qu’à une
dizaine de cadres de ce parti.

“Je me suis personnellement engagé dans ce domaine, cela se traduit par des mesures de décrispation unanimement saluées”, a-t-il poursuivi.  “Nous devons tourner résolument le dos aux comportements qui peuvent fragiliser le climat de paix et la cohésion nationale”, a souligné M. Ouattara, invitant l’opposition au dialogue.

Des dizaines de pro-Gbagbo sont détenus en liaison avec la crise postélectorale. L’opposition et des ONG internationales dénoncent une “justice des vainqueurs”, aucune personnalité du camp Ouattara n’ayant encore été poursuivie alors que certains soutiens du pouvoir actuel sont soupçonnés de
crimes commis pendant la crise postélectorale.

Plus de 3.000 personnes sont mortes entre décembre 2010 et avril 2011, après que M. Gbagbo eut refusé de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de novembre 2010.

Laurent Gbagbo est actuellement emprisonné à La Haye dans l’attente de son procès par la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de “crimes contre l’humanité”.

Sa femme Simone, détenue dans le nord de la Côte d’Ivoire, et Charles Blé Goudé, son ancien ministre de la Jeunesse, poursuivis pour les mêmes faits, sont eux aussi réclamés par la CPI.

S’agissant des réfugiés ivoiriens, M. Ouattara s’est engagé à “intensifier la politique de retour volontaire”.
Vingt-neuf militaires pro-Gbabgo réfugiés dans des pays voisins sont rentrés en Côte d’Ivoire récemment alors que le gouvernement a fixé un ultimatum au 30 novembre à plusieurs centaines d’entre eux.

eak/sym

president

Alassane Ouattara demande le réexamen de la mise en liberté provisoire des autres détenus pro-Gbagbo

APA Abidjan (Côte d’Ivoire) – Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a annoncé mardi soir, avoir demandé à la justice nationale, de “réexaminer” à nouveau la mise en liberté provisoire des autres détenus pro-Gbagbo.

“J’ai demandé que la justice réexamine à nouveau la mise en liberté provisoire pour d’autres détenus de la crise postélectorale”, a déclaré M. Ouattara qui s’exprimant sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, service public) à l’occasion du nouvel an.

M. Ouattara qui est convaincu que le développement de la Côte d’Ivoire est conditionné par un “climat de paix”, a également réaffirmé sa volonté de poursuivre et d’intensifier en 2014 le retour des exilés ivoiriens grâce à l’apport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). 

La justice ivoirienne a accordé en décembre 2012, la liberté provisoire à neuf prisonniers pro-Gbagbo. Parmi eux, Gilbert Marie Aké N’gbo, le dernier Premier ministre de Laurent Gbagbo, les anciens ministres Désiré Dallo, Christine Adjobi et Jean-Jacques Béchio.

Sur la liste, figuraient également le syndicaliste Basile Mahan Gahé ainsi que Norbert Gnahoua Zibrabi, directeur de publication de deux quotidiens pro-Gbagbo, Maho Glofiéhi, un chef de milice de l’Ouest, et Ibrahim Magassa, un homme d’affaires franco-ivoirien. Enfin, le Commandant Dua Kouassi, l’aide de camp de Laurent Gbagbo, faisait aussi partie de la liste.

Le 5 août 2013, la justice ivoirienne a encore annoncé l’élargissement de 14 détenus pro-Gbagbo dont Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (Fpi) et Michel Gbagbo, fils de l’ex-Chef de l’Etat ivoirien.

A ce jour, l’ex-Première dame, Simone Ehivet Gbagbo et Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes, farouches partisans de Laurent Gbagbo sont les figures emblématiques de l’ex-régime encore détenues. Ces deux pro-Gbagbo réclamés par la Cour pénale internationale (CPI), sont respectivement à Odienné dans le Nord-Ouest du pays et en résidence “protégée” à Abidjan. 

Au nombre des militaires pro-Gbagbo encore détention, se trouvent notamment le Général Brunot Dogbo Blé (condamné à 15 ans de prison), les Commandants Anselme Séka Yapo dit Séka Séka et Jean Noël Abéhi.

Ils se sont retrouvés en prison à ’issue de la violente crise postélectorale qui a secoué le pays de décembre 2010 à avril 2011, faisant plus de 3000 morts, après le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son adversaire, Alassane Ouattara, déclaré vainqueur du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010. M. Gbagbo est lui-même détenu depuis fin novembre 2011 à La Haye par la CPI.

Au plan diplomatique, Alassane Ouattara a salué le retour de la Côte d’Ivoire dans le concert des Nations avec, notamment, l’arrivée dans le pays de plusieurs Chefs d’Etat, de souverains et d’investisseurs. 

En économie, le Président ivoirien a indiqué que l’année 2014 sera marquée par l’intensification de la lutte contre la corruption et le racket. M. Ouattara a aussi annoncé la revalorisation et le déblocage des salaires des fonctionnaires dès janvier 2014.

 

Ouattara, le président de tous les Ivoiriens

(Le Patriote) – La posture à la fois avenante et décontractée, le sourire aux lèvres, le ton serein et la gestuelle posée. C’est ainsi que le 31 décembre dernier le chef de l’Etat, pour la troisième fois dans le cadre des vœux de nouvel an, s’est adressé à ses compatriotes. Comme à son habitude, le président de la République, Alassane Ouattara s’est présenté comme un homme d’Etat soucieux du devenir de ces concitoyens. Sans exception. Dans un discours fondateur, le président Ouattara a exprimé clairement ce qu’il entend faire pour tous les peuples de Côte d’Ivoire pour les douze mois à venir. Tout au long de ce discours, le président Ouattara se devait avant tout de rassurer les Ivoiriens, quelle que soit leur origine. Car, en homme d’Etat averti, il sait mieux que quiconque, après tout ce que le pays a vécu, que la Côte d’Ivoire aujourd’hui a besoin d’être en paix avec elle-même et que ses fils doivent réapprendre à se parler. Pour une réconciliation véritable. Loin des calculs politiciens et des considérations partisanes, le chef a parlé et bien parlé. « Nous devons tourner résolument le dos aux comportements qui peuvent fragiliser le climat de paix et la cohésion sociale», conseille-t-il. Pour lui, la réconciliation est une quête inlassable. Elle doit se faire tous les jours, en dépit des obstacles et des échecs. « La paix, ce n’est pas un mot. C’est un comportement », aimait à répéter le président Félix Houphouët-Boigny. En disciple convaincu de l’Houphouëtisme, le premier des Ivoiriens n’entend pas se départir de cette attitude des vrais disciples qui savent que pour être grand, il faut apprendre à être au service des autres. Le chef de l’Etat a conscience qu’il est plus facile de détruire que de construire et que rien de grand ne peut se faire sans amour. Pour cette année 2014 qui vient de commencer, il réitère une fois de plus sa volonté d’être le président de tous les Ivoiriens. Ouattara ne veut pas être un mercenaire. Mais le bon Berger qui laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis dans l’enclos pour aller à la recherche de la centième qui s’est égarée. Le président Ouattara veut continuer à tendre la main à ses frères de l’opposition qui n’ont pas encore compris le sens de sa noble ambition pour la Côte d’Ivoire. « La porte reste ouverte à tous nos frères et s?urs des partis d’opposition. Je les exhorte à participer pleinement à un débat démocratique civilisé et apaisé, respectueux de l’Etat et des institutions », encourage-t-il. « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage », disait Nicolas Boileau. Et c’est dans cette disposition d’esprit que se trouve le chef de l’Etat à l’égard de l’opposition. Car, pour lui, il ne s’agit pas des individus. Mais de la Côte d’Ivoire. Sa passion. Cette Côte d’Ivoire qu’il veut élever au rang des pays émergents en l’espace de dix ans. Or pour réussir ce pari difficile, il faut avoir « le ventre profond » et faire fi de beaucoup de choses. En général, le chemin qui mène au salut est dur et rocailleux. Mais c’est toujours une seule personne qui décide de l’emprunter pour tout le monde. Comme le Christ qui n’a pas fait l’unanimité en son temps, malgré sa mission messianique, l’unique Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny a décidé d’aller jusqu’au bout de sa vision pour le bonheur de tous ceux-là même qui le brocardent et le vilipendent actuellement. Le chef de l’Etat est conscient d’une chose. La Côte d’Ivoire est à nouveau sur le chemin de la prospérité. Mais pour consolider les acquis des trois dernières années, il faut continuer à entretenir la paix sociale retrouvée. Et cela passe nécessairement par la réconciliation entre les fils et les filles de ce pays. Ouattara lui-même l’a reconnu : « il s’agit pour le Gouvernement de créer les conditions pour l’atteinte des objectifs de développement et qu’il ne peut réaliser que s’il règne un climat de paix». En définitive, le président de la République a voulu passer ce message assez clair à son peuple que l’on peut reformuler en ces termes: « La Côte d’Ivoire est sur la voie du succès. Mais pour pérenniser la prospérité retrouvée et la rendre plus perceptible dans les foyers, tous les enfants du pays doivent prendre conscience qu’il faut d’abord préserver la paix sociale. Pour ma part, je continuerai toujours de tenir mon rôle. Celui d’apporter le développement partout en Côte d’Ivoire et d’être le président de tous les Ivoiriens sans exception». Avec donc de tels mots d’espoir, l’année 2014 ne peut que bien commencer.

Jean-Claude Coulibaly