Quarante-deux personnes ont été tuées dans l’effondrement vendredi d’un immeuble appartenant à l’Eglise de l’un des plus célèbres télévangélistes nigérians.

Nigeria-40-morts-dans-leffondrement

Le dernier bilan fait état de 42 morts et 130 rescapés, selon l’agence nationale de gestion des situations d’urgence (NEMA).

L’immeuble qui s’est effondré faisait partie de bâtiments de l’Eglise du télévangéliste TB Joshua, The Synagogue Church of All Nations (SCOAN).

Le bâtiment, une auberge pour les fidèles étrangers du prêcheur, selon Ibrahim Farinloye, coordinateur régional de la NEMA, était en plein travaux d’agrandissement au moment de l’accident.

TB Joshua, surnommé «le Prophète»

TB Joshua, surnommé «le Prophète»

TB Joshua, surnommé «le prophète», revendique de nombreux fidèles au Nigeria et ailleurs, convaincus de ses dons de guérisseurs et par ses prophéties.

Le télévangéliste crie au complot, liant l’effondrement de l’immeuble à la présence d’un mystérieux avion sur les lieux peu avant avant l’accident.

Les images d’une caméra de surveillance, diffusées sur Youtube, montrent en effet un avion survolant le bâtiment à quatre reprises entre 11h30 et midi (10H30 et 11h GMT).

La vidéo montre ensuite l’immeuble en travaux qui s’écroule, près de 50 minutes plus tard, dans un épais nuage de poussière.

Ces images, que le prêcheur s’est dit prêt à transmettre aux services de renseignement nigérians, n’ont pas pu être authentifiées par une source indépendante pour le moment.

Selon M. Farinloye, l’accident est dû uniquement à l’ajout de nouveaux étages sans que les fondations de l’immeuble aient été renforcées.

«Si c’était un acte de terrorisme ou de sabotage, (l’immeuble) aurait été en miettes», a-t-il déclaré à l’AFP sur les lieux.

L’effondrement d’immeubles est courant au Nigeria car ils sont construits avec des matériaux de mauvaise qualité et sans respecter les règles de construction.

L’immense église de TB Joshua, située dans le quartier d’Ikotun, à l’ouest de l’aéroport international de Lagos, accueille chaque année «des milliers de visiteurs locaux et internationaux», selon son site Internet.

Les membres des équipes de secours n’ont eu accès au site, ultra-protégé, qu’à 9H00 (8H00 GMT) dimanche, soit près de 48 heures après les faits, ce qui a contribué à alourdir le bilan, selon M. Farinloye.

De nombreux médias ayant tenté de se rendre sur les lieux de l’incident ont aussi été empêchés d’y pénétrer et plusieurs journalistes nigérians ont dit s’être fait maltraiter et détruire leur matériel.

cs-phz/cdc/sd

(afp/Newsnet)