AFP / KOLA SULAIMON

Le spectacle que nos compères d’Afrique du Sud montrent à toutes les nations du monde me semble n’être que le reflet d’une réalité ambiante et propre à l’Afrique noire.

J’ai lu certains écrits en rapport avec la réalité de l’Afrique du Sud, entre autres les déclarations entre Houphouët-Boigny et Savimbi, ainsi que des déclarations de Peter Botha, la tendance à croire que le Noir semble être ”inférieur” car incapable de se diriger, prenait déjà des formes plus que convaincantes de nos jours.

Pourtant, si nous nous laissons abattre par ces scènes d’une violence et d’une cruauté inouïes et sans égal, force est de noter qu’un tel esprit est très commun dans tous les états d’Afrique, particulièrement ceux au sud du Sahara.

Quand on voit des populations entassées dans des localités où l’on se refuse becs et ongles à y apporter les besoins sanitaires, alimentaires primaires, des hôpitaux qui croupissent dans le dénouement le plus absolu, rendant pléthoriques les klk morgues de la place, quand tout semble être à refaire alors que les pays regorgent de ressources de toute sorte pour un niveau de vie de rêve, il y a bien lieu de se dire que le Noir n’est peut-être pas maudit mais semble être mal lotti pour se prendre réellement en mains.

Pour la première fois de ma vie, et au regard de ces images insoutenables que je ne fais qu’après out, j’ai fait miennes les paroles d’une grande amie, Irène Benoist, paix à son âme, Enseignante et Inspectrice dans l’Académie du Nord Pas de Calais, à l’époque déjà à la retraite et qui, devant la hargne du clan Lepen et du bloc Pandraud, Pasqua, Pons, tous remontés contre la présence des étrangers sur le sol français, me lâcha un jour, la mort dans l’âme, avoir vraiment honte d’être française. Une déclaration souvent reprise en boucle par des centaines de citoyens français qui m’étaient proches ainsi des vedettes du spectacle et qui se révoltaient contre cette guerre mesquine contre l’étranger.

Ceci est un appel du pied pour rappeler le simple bon sens.
Il est dit chez nous les Bantou, et en Tchi Vili que Mpili, c’est la vipère. Il existe aussi une localité connue sous cette même désignation, certainement à cause d’une prolifération de cette espèce de serpents. Et le Loango de dire : ” il n’est pas dit que tous les résidents de Mpili sont friands de la chair de la vipère”.

Pendant que nous subissions les attaques de toute sorte de la part de ces tenants xénophobes français des années de Valery Giscard d’Estaing aux années Mitterrand 1, il existait aussi des Français de souche qui prenaient leurs étendards puis prenaient d’assaut les grandes artères des villes pour manifester contre des dispositions légales en défaveur des étrangers en France, des contrôles et arrestations in faciès dont les Noirs étaient victimes sur le sol français, de surcroît connu comme étant le siège des Droits de l’Homme!

Seulement, pour revenir à l’Afrique, j’ai le plaisir de rassurer tout le monde que nos ancêtres, bien avant que les générations après eux aient connu des liens de toute sorte, des chaînes et le fouet du Caucasien, savaient briller par une modestie, une humilité exemplaires à l’égard de leurs semblables.

Il est dit des Loango, un peuple si paisible qu’on se croirait au paradis (lire Liévin Bonaventure). Ils ne pratiquaient pas la guerre ms se pressaient de mettre le prochain à l’abri du besoin, dans des conditions maximales telles qu’on l’aurait souhaité pour soi- même.

À la cour de Loango, même le Roi devait se soumettre à des dispositions ancestrales qui prônaient justice, partage, respect de tous, même du plus humble, au point que son règne ne pouvait souffrir d’aucune entorse ni d’aucune malversation car une législation existait ainsi qu’une équipe d’individus intègres, garantissant son application.

N’était Roi que celui ki passait à travers toute sorte d’épreuves d’humilité, de probité morale et d’amour sincère pour ses concitoyens. Le roi devrait être prêt à donner de sa vie pour la quiétude de tous ses sujets. Les membres de la cour y veillaient sans la moindre complaisance !

Depuis la présence du négrier, du colon puis du coopérant moderne de dernière heure, même le Roi et tous ses membres ne sont plus que des pantins à la moralité douteuse car à la solde de la cupidité, la convoitise et les petits guerres d’intérêt. Leur moralité est désormais à la hauteur de celle de la société.

La peur des représailles des ancêtres a disparu. On se croit abrité sous l’aile du ”Père, du fils et du saint Esprit”. On a rejeté ce qui était l’assise de nos ancêtres pour épouser puis copier un schéma confectionné à dessein pour nous égarer, nous diviser et pour qu’on puisse mieux nous exploiter. Certains des larbins en nos murs et sous nos toits se sentent plus malins et plus forts, excellent dans l’insensibilité, l’inconscience, la cruauté et donc la mise à mort à petit feu ou même en ouvrant le feu sur d’innocents citoyens, dans le seul but de préserver leur position de domination et de piètres dirigeants. …

Sommes-nous loin d’une telle réalité ? Suivez mon regard !

Sachons voir la réalité en face et faire une bonne et franche lecture des évènements si véritablement, notre objectif est de trouver des solutions pour ce continent délabré à dessein.

Les incidents en Afrique du Sud ne sont qu’un pâle reflet de ce qui se fait et s’organise au quotidien sur tout le continent, particulièrement chez les dirigeants Noirs, lesquels s’imposent et imposent par la suite leurs fils à la tête des populations qu’ils se complaisent à léser, à tuer, à pousser à la mort, gâchant des milliers de vies au quotidien.

Non, il n’y a pas plus criminels que ces nabauds désormais sans cœur ni conscience, tuant pour peu, enfermant pour un rien, brimant et dépossédant pour juste le plaisir de voir souffrir.

Le nombre de ceux qui meurent par manque de soins, ceux qui, excédés par cette brimade entretenue et hautement organisée, choisissent de partir et de se retrouver dans les filets de la xénophobie sinon se noyant dans la Méditerranée ou alors mis en enclos par des hommes d’armes lybiens ou autres Maghrébins de cet acabit, ne témoignent que de l’élan misérable du Noir moderne. En plein vingt-unième siècle.
Seulement et dans tout ceci, on voit bien qu’un tel spectacle est impossible dans toutes les autres communautés humaines. Les Jaunes ne s’entretuent pas, les Blancs ne se briment pas jusqu’à l’extrême, les Rouges ne se haïssent pas. Les Noirs remportent la palme de la bêtise, de l’insensibilité, de la cruauté et du massacre de son semblable.
Pas étonnant qu’on ait entendu fredonner depuis la France ”Noir c’est noir !”….

Il nous revient alors le devoir de relever ce défi de la honte. L’ethnie noire, serait-elle devenue le maillon faible de l’humanité ? À nous de relever ce défi. On ne le dira jamais assez !

Fumu BIPE,
li Biik BIAMU @sept19