Le silence autour des mutilations génitales infligées à des millions de filles et de femmes chaque année dans le monde est un crime

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Paris, le 5 février 2018 – Plus de 200 millions de femmes dans le monde ont été mutilées sexuellement, excisées, infibulées et, si chaque année, on estime que près de 3 millions de fillettes et de jeunes femmes sont victimes de ces supplices, c’est qu’ils sont encore très largement tolérés.

A la veille de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), ce 6 février, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, estime, devant ces chiffres accablants, que « le silence sur ces violences infligées aux filles, aux femmes, et qui portent si cruellement atteinte à leur intégrité physique et psychologique, à leur santé et à leurs droits les plus fondamentaux, est aussi criminel que ces pratiques elles-mêmes ».

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui a contribué, aux côtés des Nations unies, à l’énoncé et l’adoption en 2015 des objectifs de développement durable, rappelle l’objectif 5 et la cible 5.3 qui visent l’élimination de toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et à mettre un terme aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030.

« Ces formes extrêmes de discrimination à l’égard des filles et des femmes sont outrageantes et leurs conséquences des plus graves » convient Michaëlle Jean, « alors n’attendons pas 2030, les résolutions et les appels s’additionnent, mais c’est maintenant et chaque jour qu’il faut agir, légiférer, sévir, éduquer, sensibiliser. Dans plusieurs pays, y compris de l’espace francophone, le laxisme fait encore des centaines de milliers de victimes d’une année à l’autre. Mais je veux saluer les pays qui, de manière exemplaire et responsable, ont adopté des législations spécifiques anti-excision, ainsi que les nombreuses organisations de la société civile, ces femmes, ces hommes, ces jeunes qui font un travail de terrain exceptionnel, par le dialogue social, au plus près des communautés, et qui contribuent à faire baisser la prévalence de ces violences», a-t-elle ajouté.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui intensifie ses programmes prioritaires et ses actions stratégiques en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, continuera de mobiliser largement contre toutes les formes de discriminations et de violences faites aux filles et aux femmes.

L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

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