nkosazana-dlamini-zuma
Il est un indéniable fait que les Africains se dévoilent toujours et affectueusement de plus bel dans les rôles -paumés- de petit voire second couteau, auxquels on recourt, à l’image des subalternes corvéables, à matérialiser les décisions formulées depuis l’international sans qu’il eut été fait appel à leurs avis. Et que ceux-ci (avis) aient un poids qu’en prise en compte des difficultés rencontrées dans l’exécution de la raison étrangère.
 
De cet indéniable état se manifeste la rencontre du 8 sept 14, à Addis-Abeba (Ethiopie), sous l’intitulée de réunion d’urgence en vue (espérance !) de stratégie commune face à la propagation du virus Ebola. Sévissant pourtant depuis belle lurette en Afrique. Sous la supposée instigation de la plus emblématique institution -de soumission- de l’entente africaine, affectueusement dénommée l’Union-Africaine (U-A). Et intentée d’instance au travers du démembrement de simulacre haute autorité du conseil exécutif de l’U-A.
 
Indépendamment du constat que le virus dit Ebola se révèle être une autre calamité de plus s’ajoutant aux nombreuses et effroyables maladies perdurant et sévissant depuis des siècles en Afrique, causant annuellement bien plus de mort qu’Ebola, tel le paludisme (600.000 décès), sans en être de toujours pas vaincues en dépit des ardeurs aux  avancées scientifiques et médicamenteux. Comme cela s’enracine de pratique en vue d’être coutumière, il fallu au préalable à l’idoine rencontre -d’enregistrement- africaine, que l’international non africain (occidental) s’emploi de barbare communication et tapageuses déclarations intentionnelles (douteuses confrontées aux non faits face à la persistance et gravité macabre d’autres calamités) à se porter au chevet d’une Afrique projetée sous agonie.
 
Il eut fallu que l’Union Européenne annonce son intention de mobiliser quelques centaines de millions d’euros au bénéfice de la lutte en poste avancée contre le virus Ebola afin de neutraliser de probable propagation aux frontières européennes ; Que les Usa (d’une stratégie certainement sous l’égide d’expérimentation d’armement biologique) annoncent l’hypothèse d’un « surprenant » déploiement militaire Us, accessoirement sanitaire par la mise à disposition temporaire, d’une part, de moyens matériels en concours d’assistance aux infrastructures, et d’autres part, de moyens physiques par le déploiement de médecins militaires en addition des personnels médicaux s’afférant au secours des populations.
 
Il eut fallu ces manigances étrangères, pour le moins de fond animées de sauvegarde et défense d’intérêts majeur d’Africains, pour que l’U-A se sorte de léthargie. Et comme d’affection de ses membres constitutifs (U-A), que ces derniers (Chefs d’État et de gouvernement) se vautrent d’un solennel accent en préparation de fétides discours dont les saillies n’auront pour objectif qu’à duper les consciences collectives sur le profond d’entente recherchée à tirer profit (négocier meilleur générosité et partage des bénéfices) des bienveillances étrangères soucieuses d’endiguer toute propagation à leurs territoires.
 
L’U-A ne sollicitera pas -dignement- le recours aux abondantes finances africaines à venir au secours de la maîtrise de la crise sous menace pandémique du virus dit Ebola ! L’U-A s’engagera volontiers à recourir aux organisations non gouvernementales (ONG) non africaines pour substantiellement redistribuer partie des prétendues sommes d’argents qu’entend mobiliser l’international (Europe et consorts) au profit de la lutte contre la propagation du virus ! L’U-A ne sollicitera pas que soit entrepris en accompagnement de la mise en place de moyens de lutte contre la menace Ebola des conceptions avec les artefacts locaux africains ! L’U-A ne sollicitera point qu’à tout déploiement de technologie nécessité pour les besoins de contenance à éradication de l’épidémie que transfert technologique s’en suive au bénéfice d’instruction et manifestation souveraine d’indépendance !
 
En somme, quand la menace ne peut-être exclusivement tropicalisée et propre à l’Afrique territoriale, à l’exemple des macabres ravages des calamités tel le paludisme, la souffrance africaine en serait de profond atavisme une résurgence affective d’un mélodrame matérialisée d’engouement à tout faire pour endiguer toute menace à l’endroit du maître/colon et se porter volontiers par tous moyens à son secours. Combien de réunions d’urgences l’U-A a-t-elle entreprise depuis son instigation en 1999 pour le compte des maladies virales emportant chaque année nombres d’Africains ? Pour qu’il ne soit pas regardé et asséné de mauvais œil à celle intentée en faveur d’Ebola martelée de monstruosité par une barbare et tapageuse communication occidentale !
 
L’U-A pour ainsi remarquée en l’espèce serait bien plus disposée à faire scintiller l’honneur africain qu’accessoirement et en considération de nécessité d’entraver la propagation de nuisances ne pouvant être contenues en Afrique !
Joseph TAPA
Directeur de Publication Vision Africaine