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AIP | Odienné – L’ex-Première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, qui était en résidence surveillée à Odienné dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011), a quitté cette localité, ce lundi dans la matinée, dans le cadre de son procès qui devrait “s’ouvrir incessamment”, a constaté l’AIP.

Vêtue d’une robe bleue, visiblement décontractée et affichant un sourire, Mme Gbagbo, sous haute escorte, a quitté sa villa de détention à 10h20 pour l’aérogare d’Odienné, où un avion d’Air Côte d’Ivoire affrété pour son transfèrement l’attendait.

Dans une atmosphère empreinte d’émotion, elle a serré la main à toutes les personnes présentes, militaires et civiles, avant d’embarquer à 10H20 à bord de l’appareil, qui a décollé à 10H35.

“Elle quitte Odienné dans le cadre des assises “, précise une source proche du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés publiques, jointe à Abidjan par l’AIP.

“Elle n’est pas seule, car deux autres détenus (pro-Gbagbo) quittent la prison de Man et quatre autres viennent de Séguéla dans le même cadre ; ça fait donc un total de sept personnes”, ajoute la même source, qui n’a pas souhaité donner de détail sur l’identité des six autres prévenus, ni sur leur future destination, y compris celle de Simone Gbagbo.

Le ministre ivoirien de la Justice et des Libertés publiques, a récemment annoncé que le procès de Simone Gbagbo “va s’ouvrir incessamment” après un premier report le 22 octobre, et “porte sur des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat”.
Mme Gbagbo fait l’objet de plusieurs autres procédures, dont certaines relatives à des crimes de sang et génocide. Mais ces chefs d’accusation ne sont pas à l’ordre du jour dans la présente affaire.

(AIP)