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Afrikipresse.fr | Cité comme le principal organisateur du jubilé d’or de la Bad à Abidjan ( Akwaba La Bad ) par l’artiste Asalfo accusé lui meme par Arafat DJ de l’avoir exclu de la liste des artistes retenus , Yves Zogbo Junior explique via afrikipresse.fr , comment les choses se sont réellement passées. 

«D’abord, je vous dis qu’il n’y avait pas de liste d’artistes préétablie. Ça c’est d’abord un, et de deux, Asalfo n’a rien avoir avec cet événement. C’est moi qui ai approché deux sociétés afin qu’elles m’accompagnent dans la réussite de cet événement. Il s’agit d’Ariel et de Gaou production à qui j’ai demandé de me faire des propositions budgétaires et vu leur proposition, j’ai constaté que c’était au-dessus de mes prévisions. C’est alors que pour éviter des brouilles, j’ai décidé qu’Ariel fasse uniquement la partie technique et que Gaou production se consacre à la participation du groupe Magic System lors du dîner gala. La Bad, ce n’est pas qu’ivoirien, c’est africain ! C’est donc Youssou N’dour du Sénégal, J Martins du Nigeria, Zahara de l’Afrique du sud, Gnawa du Maroc, Magic System, Nayanka Bell et le Ballet national pour la Côte d’Ivoire qui sont à l’affiche du diner-gala des chefs d’Etats prévu le mardi 26 mai 2015. Maintenant, la commission technique chargée de l’organisation du cinquantenaire de la Bad est pilotée par le directeur de cabinet adjoint du ministre Mabri qui dirige ma commission à moi. Donc, lorsqu’on fait des propositions, c’est une cinquantaine de personnes qui vous écoute. Les deux artistes (Serges Beynaud et DJ Arafat : Ndlr) qui font entre autres, du coupé-décalé qui ne sont pas présentement en Côte d’Ivoire n’ont pas été prévus dans le projet. Ils sont donc hors budget. Pour donc alléger nos charges, nous avons pris des artistes ivoiriens qui sont en Côte d’Ivoire. Le seul artiste ivoirien que nous avons fait venir de la France, pour le concert populaire du jeudi 28 mai 2015, parce que sa musique reflète véritablement la culture ivoirienne, c’est Meiway. Donc, il n’y avait ni Serges Beynaud, ni DJ Arafat dans le business. Nous avons pris Bébi Philip, le groupe Zouglou Makers, les patrons…C’est donc une polémique qui n’a pas de sens parce que tout ceux qui sont hors de la Côte d’Ivoire hormis Meiway, n’ont pas été prévus pour le cinquantenaire de la Bad (…). Ce qui fait que lorsque vous regardez l’affichage qu’il y a dans la ville d’Abidjan, il n’y a ni Arafat, il n’y a ni Serges Beynaud parce que Dieu merci, ils n’étaient pas tous les deux sur place. Parce que s’ils étaient sur place et qu’il avait l’un des deux, à l’affiche, cela allait créer une polémique. J’ai donc fonctionné avec ceux qui sont sur place. John Yalley qui est de passage à Abidjan est venu me voir. J’en ai profité pour le convier au concert populaire. Tout s’est fait au réflexe et à la disponibilité. Vous savez, il y a souvent des quiproquos parce que dès qu’on m’a confié le projet, c’est moi qui ai appelé le yves-zogbo1camp d’Arafat et celui de Serges Beynaud et ils m’ont tous deux dit qu’ils sont en France. Donc du coup, ils ont été rayés du projet parce que j’ai estimé que si je dois les faire venir pour une prestation de 10 minutes à 5 millions de Francs Cfa et ensuite payer leur billet d’avion et leur hébergement, ça ne vaut pas la peine. Donc, quand Arafat dit qu’il était sur la liste, il fait je pense allusion à mon coup de fil. Et Dieu merci, comme les deux n’étant pas sur place, cela m’a permis de prendre attache avec ceux qui sont là. Puis, j’ai également associé Aïcha Koné de passage à Abidjan qui m’a appelé. Au moins en terme de frais, c’est raisonnable parce que le gros du budget, ce n’est pas le concert populaire mais plutôt le dîner gala. C’est le dîner gala que le chef de l’Etat offre à ses homologues qui seront présents pour l’occasion et en même temps aux gouverneurs de la Bad qui viennent pour l’élection du nouveau président de cette institution. C’est à côté de cela qu’on a prévu un bal populaire avec un budget qu’il faut bien respecter. Et vous pensez que pour le “populaire”, je vais me casser la tête à les faire venir de France alors que je sais que sur place, il y a des artistes. Donc comme je vous l’ai dit, Asalfo n’a rien avoir dans le projet. Comme leur structure, “Gaou Communication” s’y connait très bien dans l’organisation de spectacles, je leur ai demandé de me faire un budget pas pour le choix des artistes, parce que moi-même, je suis artiste, mais pour l’organisation. Pareil pour Ariel. Mais, les propositions de budget des deux structures étant très élevées, j’ai trouvé un palliatif. Car le contenu artistique me revient. Maintenant, il y a quelqu’un de mauvaise foi qui a filmé ou photographié la présentation de mon projet qui circule sut la toile. C’était lors de la présentation de mes différentes propositions à la commission technique. Et cette personne de mauvaise foi fait croire sur les réseaux sociaux qu’Arafat a été retiré de la liste, ce qui est faux ! C’était à dessein, parce que c’était pour nuire à Asalfo qui, pourtant n’a rien à voir avec cette organisation». 

Claude Dassé