
Par Simplice Ongui, inspiré d’un post de Léandre Sahiri
Il y a des souvenirs qui méritent d’être partagés encore et encore. Celui que Léandre Sahiri a publié, dans l’esprit doux-amer qu’on lui connaît, résonne avec une justesse troublante :
> « Dieu nous a donné une tête à chacun et à chacune de nous, pas seulement pour porter les cheveux, les calvities et les perruques, mais aussi surtout pour réfléchir… Pardon, prenons la peine et le courage de nous en servir pour réfléchir. »
Le ton est léger, presque moqueur. Et pourtant, derrière cette ironie bien dosée, se cache une piqûre de rappel salutaire. Oui, nous avons tous une tête, et non, elle n’a pas été conçue uniquement pour porter ce que le miroir nous renvoie. Cheveux soigneusement tressés, calvitie assumée ou perruque sophistiquée ne sont que des accessoires d’un crâne trop souvent vide de réflexion.

C’est là que Sahiri appuie là où ça gratte. Il nous dit en substance : réfléchir, c’est un acte de courage. Cela demande de la peine. Et qui, aujourd’hui, veut encore prendre cette peine ? Dans une époque où les réseaux sociaux récompensent la vitesse au détriment de la pensée, où l’image triomphe de l’argument, où l’émotion éclipse l’analyse, prendre le temps de penser est devenu une résistance.
Avec une simplicité désarmante, ce message nous ramène à l’essentiel : notre devoir d’intelligence. Penser par soi-même. Questionner ce qui semble évident. Prendre du recul au lieu de foncer tête baissée. Et surtout, se souvenir que la tête humaine n’est pas seulement un portemanteau capillaire, mais un sanctuaire de raison.
Alors, en ce jour où le souvenir refait surface, acceptons l’interpellation. Pardon, comme dirait Sahiri : prenons le courage de nous en servir pour réfléchir.
Simplice Ongui
Directeur de Publication
Afriqu’Essor Magazine
osimgil@yahoo.co.uk




